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Vendredi 01 janvier 2010

Continuons avec la liste des "joueurs dont le nom n'évoque rien à Frédéric Thiriez"...

Patrick Vervoort (Belgique) : ce milieu de terrain belge, sacré bourlingueur, a connu deux passages plus que décevants dans le championnat de France, la première fois à Bordeaux en 1990-1991, la seconde à Toulon (D2) en 1997-1998.

Stéphane Demol (Belgique) : lui aussi Diable rouge de renom, ce défenseur central, recruté en grande pompe par Toulouse en 1990, fut un échec cuisant. Il retenta sa chance en 1998… à Toulon, en même temps que son compère Vervoort.

Filip Desmet (Belgique) : cet attaquant de soutien, très opportuniste et très talentueux, malgré une carrure de déménageur qui lui fut fort utile, signa en 1986, après une belle coupe du monde au Mexique, au L.O.S.C., où il rejoint son compatriote et entraîneur, George Heylens. Il y passa trois belles saisons, où il enchanta les supporters, à défaut de pouvoir aider son équipe à accrocher l’Europe.

Erwin Vandenbergh (Belgique) : buteur efficace, lui aussi Diable rouge auréolé d’une belle quatrième place en 1986, il signa au L.O.S.C. en même temps que Desmet, où l’adaptation fut plus difficile et où il s’avéra moins prolifique que sous les couleurs d’Anderlecht.

Wim Rijsbergen (Pays-Bas) : le défenseur néerlandais vainqueur de l'UEFA en 74 avec Feyenoord, et finaliste de la coupe du monde 1978, s’engagea l’espace d’une saison au SC Bastia, sur l’invitation de son copain Johnny Rep.

Dragutin "Drago" Vabec (Yougoslavie) : l’attaquant/meneur de jeu yougoslave a débarqué un beau de 1979 en rade de Brest, et, après une première saison difficile, enchanta les supporters bretons au point d’être considéré comme le meilleur joueur ayant évolué au Stade Brestois. C’est un peu l’équivalent de Mostovoï pour les Brestois.

Karel Jarolim (Tchécoslovaquie) : cf. fiche dirigeant. Ce milieu de terrain tchécoslovaque fit des passages remarqués sous les couleurs de Rouen (D2, 1987-1990) et d’Amiens (D3, 1990-1991).

Ladislas Vizek (Tchécoslovaquie) : ce grand nom du football tchécoslovaque, milieu de terrain organisateur, ne justifia guère sa réputation lors de son passage au Havre (D1), en 1985-1986.

Erwin Kostedde (Allemagne) : fils d'un G.I. noir et d'une mère allemande, le parcours de Kostedde, premier international "de couleur" de l'histoire de la Mannschaft, se résume à : une saison à Laval (D1, 1979-1980), 34 matches, 21 buts. Que dire de plus, sinon qu'il était plus efficace que son lénifiant sosie, Obama ?

http://4.bp.blogspot.com/_FKm9zW01qC0/SdBTCh6HSsI/AAAAAAAABEw/v38...
Rare : une photo d'Erwin sous le maillot tango...

http://www.popskee.com/resources/ek4.JPG
Kostedde, éphémère international allemand (trois sélections)...

Uwe Krause (Allemagne) : embauché pour remplacer Kostedde, ce buteur de renom signe en 1980 à Laval (D1), dont il devient l’un des réalisateurs les plus prolifiques. Il passera ensuite, avec des succès divers, par Monaco, Sochaux et Sète (D2), où il mettra un terme à sa carrière pour s’installer définitivement en France. Il tient actuellement un magasin d'articles de sport au Cap d'Agde.

http://www.footballdatabase.eu/images/foot/joueur/45396.jpg
Uwe sous le maillot tango...

http://images.chapitre.com/ima0/big1/169/7017169.jpg
Uwe en action sous les couleurs monégasques.

Mehmet Bazdarevic et Faruk Hadzibegic (Yougoslavie puis Bosnie-Herzégovine) : les deux compères, le premier milieu de terrain offensif racé, le second défenseur central rugueux, connurent le meilleur et le pire à Sochaux à partir de 1987. Tous deux finirent leur carrière professionnelle en deuxième division française (Nîmes pour le premier, Toulouse pour le second).

Zvonko "Tony" Kurbos (Yougoslavie-Allemagne) : on ne le présente plus. Ancien attaquant glorieux des années 1980, révélé à Metz, puis passé par Saint-Etienne (D2), Nice, Dunkerque (D2) et, enfin… Saint-Pierre de la Réunion...

Henryk Kasperczak (Pologne) : avant de devenir l’entraîneur reconnu qu’il est, ce milieu défensif, international lors de la coupe du monde 1974, a terminée une carrière jalonnée de succès à Metz en 1978-1979.

Umberto Barberis (Suisse) : meneur de jeu international, « Bertine » fit un passage remarqué par le championnat de France, puisqu’il termina champion de France avec Monaco en 1982, et qu’il fut deux fois élu meilleur joueur étranger du championnat de France 82, avec Andrzej Szarmach.

Ralf Edström (Suède) : l’attaquant international suédois, ancien du PSV et du Standard, fut, lui aussi, l’un des artisans déterminants du titre de champion de Monaco en 1982.

A compléter...
01.01.10 à 00h02 | commentaires (1)

De toutes les filières étrangères, et même sans parler des internationaux français d’origine polonaise, les Polonais furent certainement, avec les Argentins et les Camerounais, et plus encore que les Brésiliens, ceux qui montrèrent la plus grande capacité d’adaptation et de réussite au football français, malgré d’inévitables échecs. Ainsi parmi les réussites les plus flagrantes, compte-t-on des noms aussi prestigieux que Szarmach ou Lubanski.

Il convient donc de citer la relation privilégiée que l’AJ Auxerre a tissée avec la Pologne, et encore illustrée aujourd’hui par la présence de trois polonais dans l’effectif auxerrois :

Zbigniew Szlykowicz (Pologne-France) : attaquant débarqué en 1974 à l’Abbé Deschamps, dans l’anonymat de la D2, « Szlyko » participera à l’ascension du club bourguignon, avant de finir sa carrière à Beaune. Fidèle à son pays d'adoption, il fait toujours partie de l’encadrement du club auxerrois.

Maryan Szeja (Pologne) : ce gardien international, médaillé d’or aux JO de 1972 comme tant de grands noms du football polonais, était devenu rapidement indésirable à Metz, où il avait signé en 1973. Il part donc l’année suivante à Auxerre, alors en D2. Bien lui en a pris, puisqu’il connaîtra une finale de Coupe de France 1979, perdue face à Eric Pécout, et une montée en D1 en 1980, année où il arrête sa carrière et cède sa place à Joël Bats.

Jozef Klose (Pologne) : le père de Miroslav, ailier droit international, signe en 1978 à Auxerre, où il connaît la même destinée que son compatriote Szeja, avant de finir sa carrière à Chalon-sur-Saône en 1981.

Pawel Janas (Pologne) : au lendemain de la Coupe du Monde 1982, ce défenseur central de renom signe à Auxerre, où il évoluera quatre saisons durant, avant de retourner au Legia Varsovie. Sélectionneur de la Pologne lors de la Coupe du monde 2006.

Henryk Wieckzorek (Pologne) : autre ancien international polonais, il a passé deux saisons à Auxerre (1980-1982) avant de prendre sa retraite.

Waldemar Matysik (Pologne) : un des joueurs fétiches de Guy Roux, et encore un ancien de la campagne de 1982. Ce milieu de terrain défensif, à la frappe de balle meurtrière, a passé trois saisons sous les couleurs auxerroises (1987-1990), avant de partir à Hambourg.

Zbigniew Kaczmarek (Pologne) : pour remplacer Matysik, quoi de mieux qu’un autre international Polonais ? Kaczmarek prend la place de son compatriote, avant de se faire supplanter par les jeunes pousses auxerroises. Il met alors les voiles pour l’En Avant Guingamp, où il connaît la relégation en National 1, puis la remontée en D2. Laissé libre, il passe alors trois saisons (1994-1997) à l’AC Ajaccio.

Piotr Wlodarczyk et Marcin Kuzba (Pologne) : preuves qu’on ne peut pas avoir le nez fin à tous les coups, ces deux attaquants symbolisent deux échecs de la fin des années 90-début des années 2000. Kuzba connaîtra le même échec à Saint-Etienne lors de la catastrophique saison 2001-2002 que le club connut en D2.

Andrzej Zgutczynski a en quelque sorte été leur prédécesseur. Débarqué à Auxerre en 1986, il s'avéra un flop complet, n'inscrivant qu'un but en une saison et demie, ce qui est bien maigre pour un attaquant. Poussé vers la sortie en pleine saison 1987-1988, il signera au Cercle Dijon (D2), où il ne se révéla guère meilleur. Finalement, en 1989, il tentera sa chance à Meaux, où l'on perd sa trace.

Certains Polonais n'ont pas joué à Auxerre, mais à Bastia. Ainsi, on citera :

Josef Mlynarczyk (Pologne) : déjà cité par matteo
dans le fil de discussion, ce célèbre moustachu, qui fut le dernier rempart de la sélection polonaise lors de la Coupe du Monde 1982, a évolué quelques saisons à Bastia (1984-1986), avant de connaître la consécration sous les couleurs du FC Porto, en même temps que Rabah Madjer.

Piotr Swierczewski (Pologne-France) : l'inusable et rugueux milieu de terrain défensif, toujours en activité, à près de 38 ans (!), vice-champion olympique 1992 (vingt ans après le titre de ses glorieux prédécesseurs), a passé l'essentiel de sa carrière dans ce qui est devenu sa seconde patrie : la France. Débarqué à Saint-Etienne en 1993, où il fit plus que bonne figure, malgré un contexte sportif difficile, il migrera à Bastia, juste avant la relégation des Verts, en 1995. Là, il deviendra une idole d'Armand Cesari, malgré un intermède d'une saison, en compagnie de son entraîneur Frédéric Antonetti, au Gamba Osaka (Japon), et ce jusqu'en 2001. Recrue-phare de l'ère Bernard Tapie II, il finira par être emporté par la spirale sportive négative des Marseillais, et, après un passage en Angleterre, reviendra au pays connaître des fortunes diverses. Il joue actuellement au LKS Lodz (D2 polonaise).

Autre filière, un peu oubliée, mais diablement efficace : la filière allemande des Girondins, symbolisée par :

Dieter Muller (Allemagne) : cet attaquant international allemand, finaliste de l’Euro 76 contre la Tchécoslovaquie, fut l’un des pionniers de la célèbre filière allemande qui alimenta les Girondins de Bordeaux dans les années 80 et 90. Venu se relancer dans le championnat de France, il y connaîtra une éclatante réussite, en remportant deux titres de champion et en atteignant la demi-finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions.

Cette filière allemande vit ainsi passer chez les Marines et Blancs des joueurs comme Gernot Rohr (Allemagne-France), arrivé en 1977 des Kickers Offenbach, et que l’on ne présente plus, mais aussi Manfred Kaltz et Klaus Allofs, déjà cités dans le fil de discussion idoine, des joueurs moins connus comme Caspar Memmering, Uwe Reinders ou même Rainer Ernst.

Caspar Memmering (Allemagne) : ce milieu de terrain défensif, vainqueur de l’Euro 1980, passa deux saisons (1982-1984) sous les couleurs de Bordeaux. Travailleur de l'ombre, il y resta durant ses deux saisons, malgré un titre de champion en 1984.

Uwe Reinders (Allemagne) : attaquant, sélectionné lui aussi pour la Coupe du Monde 1982, il joua une saison sous les couleurs bordelaises (1985-1986), et sous lesquelles il inscrivit 15 buts, puis fit un passage raté au Stade Rennais la saison suivante.

http://blogfoot.dna.fr/IMG/jpg/Reinders.jpg
Port de la moustache obligatoire...

Rainer Ersnt (Allemagne) : cet attaquant/milieu de terrain offensif, international est-allemand, et excellent tireur de pénaltys, joua à Bordeaux, alors relégué pour des raisons administratives en D2, en 1991-1992, où il contribua à la remontée (le Racing en sait quelque chose) et au titre de champion, puis rallia Cannes en 1992-1993, toujours en D2.

A suivre...
01.01.10 à 00h01 | commentaires (0)

Pour ne pas monopoliser le fil de discussion qui est consacré à ce sujet, et afin de ne phagocyter la discussion par un excès d'érudition malvenu, je me propose de prolonger la discussion sur cette page, et de recenser les joueurs ayant marqué le plus de leur empreinte leur passage dans le championnat de France.

Pour reprendre la définition qu'en donne le créateur du fil de discussion en question, un étranger mythique pourrait être considéré comme :



Citation :
un joueur étranger qui soit a grandement marqué l'histoire du club (exemple Mostovoï ou Vencel au Racing), soit était une véritable star mondiale lorsqu'il fut recruté (exemple Chilavert au Racing). Les deux possibilités sont bien évidement compatibles...


A défaut d'en proposer une meilleure, il est loisible de la reprendre à notre compte, en lui donnant une interprétation extension. La sélection qui est faite ici est de toute façon nécessairement subjective, et ne prétend guère à l'exhaustivité. Le but est surtout de rendre hommage à certains grands noms du championnat de France, que ces noms soient tombés dans l'oubli collectif ou qu'ils appartiennent à la mémoire des amoureux de ce sport, et de leur redonner ainsi l'éclairage que leurs talents ont mérité.

Il est apparu nécessaire d'assortir la recension d'une notice qui permette de retracer la nationalité, la génération, le statut, la destinée... du joueur considéré. Ces notices seront, en quelque sorte, le matériau à partir duquel il sera possible de tirer quelques conclusions de ce phénomène d'importation footballistiques.

Bien entendu, il s'agit d'un travail de longue haleine, et cela nécessitera peut-être plusieurs mises à jour.

Si jamais il venait au courageux lecteur de cette liste de vouloir émettre quelques remarques, donner quelques informations ou apporter quelques précisions, il peut le faire dans l'espace consacré aux commentaires, mais il serait plus heureusement inspiré de le faire sur le forum.


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La diversité des situations rendant malaisée et souvent peu pertinente toute tentative de classification, il a été fait le choix de lister les joueurs par nationalité, en étant ajoutés à la volée, et au gré de l'inspiration. Il n'est nullement exclu de les classer un jour par club français fréquenté. Priorité est faite aux joueurs n'ayant pas évolué au Racing, la base de données du site étant suffisamment riche pour informer les membres sans qu'il soit nécessaire de faire de rappel.

Ainsi, certains joueurs ont goûté les vertes pelouses de France en fin de carrière, après avoir connu leur heure de gloire, au niveau national, européen, et même international, quelques années auparavant.

D'autres joueurs, internationaux ou non, ont fait l'essentiel de leur carrière en France, nouant souvent des rapports forts avec les différents clubs qu'ils ont fréquentés, et qui restent souvent attachés à leur image (et réciproquement).

ALLEMAGNE :



Anton ONDRUS (Tchécoslovaquie) : ce robuste défenseur de près d’un mètre quatre-vingt-dix peut faire état d’un solide état de services : vainqueur de l'Euro 76, en qualité de capitaine, et troisième de l'Euro 80. Soumis, comme tous les joueurs du bloc de l'Est, à l'interdiction d'évoluer à l'étranger avant ses trente ans, il ne quittera le Slovan Bratislava qu'en 1982 pour rallier le FC Bruges. En 1983, le Slovaque quitte le club belge pour signer… au CS THONON (alors valeur sûre de D2). Choix d'abord surprenant, mais qui s'avérera finalement être un choix du cœur : attaché à son club et à sa région, Ondrus en deviendra même l'entraîneur-joueur (86-87), tentant sans succès de sauver le club savoyard de la relégation en D3.

L'intégralité de sa carrière.

http://www.slovakfutball.com/futbalisti1/ondrus-cssrholl.jpg
Entonne, Onde russe...

Zdenek NEHODA(Tchécoslovaquie) : comme Ondrus, l’un des plus grands joueurs de l’histoire de la sélection tchécoslovaque. Cet attaquant/milieu de terrain offensif, lui aussi vainqueur de l’Euro 76, et troisième de l’Euro 80, imita son compatriote en terminant sa carrière à GRENOBLE (1984-1986), alors en D2, en provenance du Standard de Liège... et où il évolua sous les ordres d’un certain Claude Le Roy.

L'intégralité de sa carrière.

http://www.ganz-weit-vorne.com/ZdenekNehoda.jpg
Le prédécesseur des Poborsky et autres Nedved dut s'asseoir sur sa fierté et accepter d'être entraîné par Claude Le Roy.

Janus KUPCEWICZ (Pologne) : milieu de terrain international, qui fit partie de la mythique sélection polonaise qui termina troisième de la coupe du monde 1982, il inscrivit deux buts à Jean Castaneda lors du 0-4 infligé par la Pologne à la France au Parc en août de la même année. Ironie du destin : en 1984, il signe à SAINT-ETIENNE, alors en D2, et retrouve ce même Castaneda à l’humiliation duquel il avait contribué deux ans auparavant.

http://www.poteaux-carres.com/images/site/Kup.jpg
Les Bleus et de Jean Castaneda s'attendaient-ils à ce que "Kup" sévisse ?

Lazslo BALINT (Hongrie) : ce défenseur, et valeur sûre d’une sélection que la France affronta et défit lors d’un match célèbre lors de la coupe du monde 1978 (l’affaire des maillots), a évolué par la suite au TOULOUSE FOOTBALL CLUB (D2 puis D1) de 1981 à 1983 avant de terminer sa carrière à GRENOBLE en D2.
Dans ces deux clubs, il fut accompagné de son compatriote, le milieu de terrain, Karoly CSAPO. Malgré ces renforts, et malgré Nehoda (cf. supra), Grenoble ne parvient pas à monter en D1. L’effet Claude Le Roy ?

http://ftcbk.files.wordpress.com/2009/01/balint-laszlo-1968-79.jpg
Lazslo Balint a vu la vie en (cité) rose, comme en témoigne son naturel enjoué.

http://m.blog.hu/or/orulunkvincent/image/foci%20VI/Juanito%20Csapo.JPG
Karoly, le Magyar, alors sous les couleurs de Tatabanya, en train de s'adonner à son sport préféré en compagnie du Madrilène Juanito (R.I.P.) : la course de lévrier.

François « Franky » VERCAUTEREN (Belgique) : ce milieu de terrain offensif, gaucher de talent, surnommé le « Petit Prince du Parc Astrid », probablement desservi par un caractère taciturne et renfermé, a connu les heures de gloire du RCS Anderlecht : deux fois vainqueur et une fois finaliste de la Coupe des Vainqueurs de coupe (1976, 1977, et 1978), vainqueur de la Coupe de l’UEFA (1983) et finaliste de cette même coupe (1984), quatrième de la coupe du monde 1986 avec les Diables Rouges… Après sa brillante coupe du monde, il passa ensuite trois saisons au FC NANTES (1987-1990), où il laissera un bon souvenir, malgré des résultats décevants... et la concurrence au milieu de terrain d'un autre très grand joueur : Jorge Burruchaga.

http://footnostalgie2.free.fr/images/FCNA-Vercauteren.jpg
Fou de joie lors de sa signature au FC Nantes, Franky ne se fait pas prier pour faire risette au photographe.

Wlodzimierz LUBANSKI (Pologne) : incontestablement, et de l'avis unanime, l’un des plus grands joueurs polonais de tous les temps, si ce n'est le plus grand... Cet attaquant légendaire, qui faillit arrêter sa carrière un jour de 1973 quand un Anglais lui brisa la jambe sur la pelouse de Wembley, mit à profit son envol tardif pour l'Ouest (et le club belge de Lokeren) pour prolonger sa carrière fort tardivement jusqu’à l’âge de 40 ans.
En 1982, alors qu’il a déjà 35 ans, il signe à VALENCIENNES, tout juste relégué en Deuxième Division, où il laissera une trace indélébile (27 buts en 31 matches), puis, l'année suivante, à QUIMPER (D2), où, dans un rôle plus en retrait, il confirmera n'avoir rien perdu de son talent . Il ne raccrochera les crampons qu'après une dernière pige au FC Malines.

http://lh5.ggpht.com/_WWblHMUZA4E/Sq4X46gf7oI/AAAAAAAACYs/s9DHoWv...
Wlodzimierz sous le mailloski des Bialo-Czerwoni.

Piet-Robert "Robby" RENSENBRINK (Pays-Bas) : certainement l'un des joueurs les plus emblématiques de l'histoire d'une sélection Oranje qui n'en fut pas avare... Ailier gauche élégant, doué et brillant, Rensenbrink n'eut certainement pas la reconnaissance qu'il mérita du fait d'avoir été trop souvent rejeté dans l'ombre du grand Johann et du fait de n'avoir jamais - particularité rarissime dans l'histoire de la sélection nationale - évolué sous les couleurs de l'un des trois grands clubs du pays.
C'est en Belgique, où il partit très tôt s'exiler, et à Anderlecht, où il resta neuf saisons, qu'il connut la gloire et toucha le firmament européen. Profitant de la retraite américaine de Cruijff, il s'installa en ailier/meneur de jeu excentré en sélection nationale, entre 1974 et 1978, et fut, avec ses cinq buts, l'un des principaux artisans du parcours hollandais en 1978. En finale, il ne lui manqua que cinq centimètres, quand sa frappe, à quelques minutes du coup de sifflet final, heurta le poteau, pour devenir un héros national...
En 1980, cédant, lui aussi, après Cruijff et Neeskens, aux sirènes de la MLS, il quitta enfin Anderlecht pour signer aux Portland Timbers. Déçu par son expérience américaine, et décidé, au bout d'une saison, à rentrer en Europe, il s'engage alors avec le TOULOUSE FC, qui ambitionnait de retrouver la D1 après plusieurs années d'éclipse. Las, la collaboration tourna court : Robby ne trouva jamais ses marques et une vilaine blessure contraignit son club à résilier son contrat en cours de saison. Sur ces entrefaites, il mit un terme définitif à sa carrière en 1982, à 35 ans.
L'intégralité de sa carrière.
Un portrait du fantasque ailier (sur le site Purple-Online).

http://1.bp.blogspot.com/_rM-yBw2PtmI/Sz9hQrONOYI/AAAAAAAAA3g/R9S...
Petite leçon de dribble avec Robby...

http://users.swing.be/jo/images/rensenbrink.jpg
Considéré comme le meilleur joueur ayant joué à Anderlecht par les supporters, il y a pire comme consécration, non ?

Et aussi Van Binst, Zavarov...

D'autres joueurs, internationaux ou non, ont fait l'essentiel de leur carrière en France, nouant souvent des rapports forts avec les différents clubs qu'ils ont fréquentés, et qui restent souvent attachés à leur image (et réciproquement) :

Cesar Augusto LARAIGNÉE (Argentine/France) : ce solide défenseur central, malheureusement trop souvent blessé, évolua au pays de ses ancêtres sous les couleurs de REIMS(D1), LAVAL (D1), AVIGNON (D2), et ROUEN (D2), entre 1972 et 1981.
Il faut signaler, à propos des Santamaria, Laraignée, Onnis, Bianchi… , tous anciens rémois, qu’ils furent tous dénichés par Robert Marion, recruteur du Stade de Reims, et spécialiste du football argentin.

http://www.afterfoot.com/sites/default/files/imagecache/joueurs/j...
L'empereur César-Auguste tisse sa toile.

Santiago SANTAMARIA(Argentine) ; ce petit ailier gauche, surnommé « Pain de glace » (El Cucurucho), fit partie de la sélection albiceleste lors de cette même coupe du monde 1982, après avoir passé plusieurs saisons en France à REIMS en D1 entre 1974 et 1979...

http://enunabaldosa.com/fotos/futbolconbigote.santamaria.JPG
Un pain de glace pour le moins réfrigérant...

Ruben Umpierrez (Uruguay) : attaquant international, reconverti milieu de terrain, il arriva à Nancy en 1978, où il côtoiera l’espace d’une saison Michel Platini. Un des chouchous de Marcel Picot, il fera les beaux jours du club nancéen jusqu’en 1985. Il signera alors au Matra Racing pour quelques saisons mitigées, malgré la présence de son compatriote Enzo Francescoli, avant de terminer tranquillement sa carrière à Créteil (D2, 1989-1991).

http://red.thistle.free.fr/panini/83_10.jpg
Umpierrez, joueur marquant de la filière uruguayenne de Nancy (Carlos et Gaston Curbelo, Pablo Correa...)

Ray Stephen (Ecosse), prolifique buteur dans la pure tradition écossaisse, s’est illustré sous les couleurs de Nancy, où il restera cinq saisons (1986-1991), la plupart en D2, et qu’il conduira au titre de champion de France de D2 en 1990.

http://www.asnl.net/images/historique/joueurs/stephen.jpg
Le grand blond avec une moustache blonde.

Eric Black (Ecosse),avant-centre vainqueur de la Coupe des vainqueurs de coupe en 1983, avec Aberdeen, sous les ordre d’Alex Ferguson, et éphémère international, a poursuivi sa carrière sous les couleurs de Metz, avec qui il gagnera en 1988 la Coupe de France face à Sochaux. Sa carrière ayant été minée par les blessures, il prendra sa retraite à l’âge de 28 ans.

http://www.afcheritage.org/team/images/players/EricBlack.jpg
Black is Back to Aberdeen.

D'autres, enfin, s'y sont révélés, avant d'éclater au plus haut niveau européen et/ou international :

Rabah Madjer (Algérie) : l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football africain, avant de s’illustrer de la manière que l’on sait sous les couleurs du FC Porto, a débuté sa carrière européenne en France. Tout d’abord, au Matra Racing, en D2, qu’il conduit en D1, puis ensuite au FC Tours (D2, 1985-1986).

http://16.img.v4.skyrock.net/167/milanac30/pics/2633553304_1.jpg
Depuis, il a découvert les vertus de la talonnade...

D'autres y arrivèrent bardés d'ambitions, et y connurent des heures difficiles :

Jesper Olsen (Danemark) : cet ailier gauche hyper talentueux, mais très friable mentalement, fit partie de la Danish Dynamite des années 80, et joua sous les couleurs de Bordeaux (1989) et de Caen (1990-1992), en même temps que Pieter Den Boer. Trop fragile psychologiquement, il plaqua le monde du foot du jour au lendemain, avant de s'exiler en Australie.

http://www.sporting-heroes.net/files_football/OLSEN_Jesper_1986_G...
Jesper Olsen, un prodige trop fragile...

Pieter "Piet" Den Boer (Pays-Bas) : cet attaquant puissant, auteur du but décisif lors de la finale de la Coupe des vainqueurs de coupe en 1988 sous les couleurs de Malines, signa en 1989 aux Girondins de Bordeaux, où il resta une saison, le temps d’inscrire 14 buts en championnat, avant d'être cédé de manière peu élégante à Caen, où il ne laissa pas des souvenirs impérissables. Gloire et décadence d'un buteur.

http://img444.imageshack.us/img444/8664/pieterdenboer.jpg
Le sosie d'Uwe Reinders, après sa victoire en Coupe des coupe 1988.

Le cas des Africains est toujours délicat, puisque la plupart peut se prévaloir d'une double nationalité, et que cette donnée n'est pas toujours rapportée par les sources. Néanmoins, l'on peut considérer que certains joueurs ayant débuté dans leurs pays avant de s'expatrier en France en pleine maturité méritent d'être considérés comme étrangers (nonobstant toute naturalisation ultérieure). Un exemple :

Théophile Abega (Cameroun) : surnommé "Docteur", ce milieu de terrain, qui s’illustra en 1982 lors de la Coupe du monde, fit un détour par le Toulouse FC en 1984-1985. Sa fiche est sur le site.

http://www.iffhs-media.de/9-Africa/9-Africa-37.jpg
Abega's corpus
01.01.10 à 00h00 | commentaires (1)


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Par aragon
 :
Si tu gère tes études comme tes mp, tu sera multi-diplômé, mais à quel âge!!
:D
Ecoutez, cher monsieur, prenez votre ticket et patientez dans la file d'attente comme tout le monde ! :D

(Ah, et je suis déjà multi-diplômé, cher ami. Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années O:) )
Le 28.07.08 à 10h43
Par soo
 :
Dis, tu t'es remis de la claque prise au concert de Calogero ? O:)
Tu parles, cela m'apprendra à avoir la main baladeuse ! :((

Et file cancaner dans ta chambre, au lieu de me narguer impudemment jusqu'ici :-w
Le 12.02.08 à 16h10
Par playlikebeckham
 :
promis je me rattraperai...
Chiche ? ;)

EDIT : te fatigue pas, va... :*
Le 06.02.08 à 14h35
Par fremen-bleu
 :
Il porte le cilice le Savonarole des temps modernes ? :D
Tu frises l'impertinence, jeune gandin. :O

Pour ta peine, tu me recopieras deux cent fois : "Cilice pacem, para bellum" et "Je ne manque pas d'haire et je boirai le cilice jusqu'à la lie" :-w

(Tiens, Savonarole, encore un qui a fini sur le bûcher...)

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